Actualité des grandes marques de consommation

Pourquoi les marques de prêt-à-porter investissent Internet
CONSOMMATION - Zara a ouvert ce jeudi son site de vente en ligne... www.20minutes.fr | 9/2/10 3:41 PM
Découverte en Galilée d'indices d'un festin datant de 12.000 ans
Des indices de la tenue d'un festin datant d'environ 12.000 ans, soit avant le début de l'agriculture, ont été mis au jour dans une grotte servant de lieu de sépulture en Galilée, dans le nord-est d'Israël, révèle une recherche publiée lundi au Etats-Unis. Jusqu'à présent les chercheurs soupçonnaient l'existence de festins avant la période du néolithique, qui a débuté il y a environ 11.500 ans, mais n'en avaient aucune preuve, relève Natalie Munro de l'Université du Connecticut (nord-est des Etats-Unis), principal auteur de cette étude parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 30 août. "Cette découverte représente la première preuve solide confirmant l'hypothèse selon laquelle les festins de groupe existaient déjà et peut-être assez fréquemment au début de la période de transition avec le début de l'agriculture", ajoute-t-elle. Le terme "néolithique" signifie l'âge de la pierre nouvelle, ou pierre polie, qui succède à l'âge de la pierre ancienne ou paléolithique. Le néolithique, qui s'achève vers 3.500 ans avant JC, est la période durant laquelle les humains sont passés de l'état de prédateurs à celui d'agriculteurs et de bergers. Natalie Munro et son collègue Leore Grosman, de l'Université hébraïque de Jerusalem, ont découvert les restes d'au moins 71 tortues et de trois autres animaux sauvages, une densité inhabituellement élevée pour cette période, dans deux fosses creusées de façon particulière. Les carapaces de tortues et les ossements des autres animaux portaient des marques indiquant qu'ils avaient été dépecés et cuits pour la consommation humaine. Une fosse a été creusée dans le cadre d'un rituel de sépulture humaine et l'autre dans celui d'un festin, selon ces chercheurs. Dans la première, les carapaces de tortues étaient disposées dessous, autour et au-dessus des restes d'une vieille femme enterrée apparemment selon des rites, ce qui laisse penser que le festin était organisé à l'occasion de ces funérailles. La viande qui provenait des tortues seules pourrait avoir nourri environ 35 personnes, ont calculé les auteurs de l'étude, tout en notant que davantage de convives ont pu participer à ce festin. "Nous ne savons pas exactement combien de personnes ont participé à ce festin en particulier ou la participation moyenne à ce type de réunion puisqu'on ignore quelle était la quantité de viande disponible dans la caverne", explique Natalie Munro, ajoutant qu'il s'agit "d'une estimation minimum" du nombre de convives basé sur les ossements présents. Une des principales raisons pour lesquelles les humains ont commencé à festoyer et un peu plus tard à cultiver et à élever leur propres sources d'alimentation s'explique par l'accroissement accéléré de la population et les changements dans les ressources disponibles, notent ces chercheurs. "Pris ensemble, l'intégration communautaire et les changements de l'environnement économique se sont produits au tout début du développement des cultures", relève Natalie Muro. "Ce type de changements sociaux marque le début de modifications importantes dans la complexité sociale humaine qui ont conduit au début de la transition vers des sociétés agricole", ajoute-t-elle. afp(); www.francebourse.com | 8/30/10 7:16 PM
Une rentrée de plus en plus chère pour des enfants de plus en plus cons
La pré-rentrée du Père Fouettard Sur la photo les mères font semblant de ne pas savoir, pour le photographe et la galerie, qu'elles veulent mais le gamin-tyranneau lui sait, il a pris sa décision... Cet excellent slogan n'est pas de moi, je l'ai lu dans les marges de « Fluide Glacial » sous la plume de Lindingre. Il illustre le dessin d'un gosse obèse en train de bouffer de la « junk food » avec sur les dos des fringues de marques, le dernier modèle de (...) - Société / Economie , Enfance , Consommation , Enseignement , yahoo publication , Une multiple www.agoravox.fr | 8/19/10 9:32 AM
Les grands crus franais visent le marché chinois
Le vin représentant le niveau supérieur de la consommation des produits franais, les grands crus classés sont toujours très appréciés par des consommateurs, surnommés les  superstars parmi les vedettes . Lors du  forum de coopération et de développement des marques de vin haut de gamme importées  organisé par la compagnie de vin C&D, qui aura lieu le 16 aot, quelque 20 grands crus classés provenant de Bordeaux rencontreront, en formant une délégation, plus de 600 commer ... french.people.com.cn | 8/18/10 5:13 AM
USA: la crainte d'une rechute de l'économie éclipse les bons résultats
Les entreprises américaines ont dans l'ensemble agréablement surpris les investisseurs avec leurs résultats du deuxième trimestre, mais les analystes craignent que l'environnement économique encore sombre n'interrompe cette bonne dynamique. "La saison des résultats a été bien meilleure que prévu", les trois quarts des résultats déjà publiés ayant dépassé les attentes des analystes, constate Alex Young, stratège boursier de l'agence d'évaluation financière Standard and Poor's. Les entreprises ont amélioré leurs marges grâce à "un strict contrôle des coûts et des suppressions d'emplois", mais aussi grâce à la demande internationale, particulièrement en Asie, renchérit Gregori Volokhine, analyste au cabinet de gestion d'actifs Meeschaert New York. Vu les mauvaises nouvelles ces dernières semaines du côté de la consommation, du logement et de l'emploi aux Etats-Unis, les secteurs ayant le plus déçu sont directement liés aux produits de consommation, comme Procter and Gamble ou Kellogg's, qui pâtissent notamment de la concurrence de marques de distributeurs, moins chères. M. Volokhine observe que "le luxe se porte très bien, le discount aussi", mais que les marques intermédiaires de consommation souffrent plus. Les résultats bancaires ont été mitigés, avec "une amélioration des bénéfices car les produits considérés comme toxiques recommencent à prendre de la valeur", principalement les dérivés de crédits, mais la croissance du chiffre d'affaires est "restée relativement faible, à part chez Morgan Stanley", poursuit l'analyste. Les bonnes surprises sont venues du côté "des gadgets que tout le monde veut avoir", notamment du groupe technologique Apple, qui a affiché des ventes éclatantes avec son téléphone multifonctions iPhone 4 et sa tablette iPad, note-t-il. Les ventes de produits et services sur internet ont été bonnes, même si Amazon a déçu et s'est vu sanctionné en Bourse. Les compagnies pétrolières ont confirmé leur retour à une forte croissance grâce à des prix énergétiques et des marges de raffinage en hausse. Les groupes technologiques, aussi bien fabricants de semiconducteurs comme Intel que de logiciels comme Microsoft, ont bénéficié d'une demande gonflée par un cycle de remplacement des infrastructures chez les entreprises. Dans le secteur du transport, les compagnies aériennes ont publié leurs meilleurs résultats "depuis très très longtemps, elles sont vraiment en train de pouvoir remonter leurs prix et elles redeviennent rentables", remarque encore M. Volokhine. Enfin, les médias ont bénéficié d'un rebond du marché publicitaire, en particulier sur internet. L'analyste de Meschaert fait cependant remarquer que les prévisions données par les entreprises sont "prudentes en raison de plusieurs inconnues": les mouvements importants et très rapides du dollar sur le marché des changes, les élections importantes du mois de novembre, et l'amélioration du marché de l'emploi au Etats-Unis, qui tarde à se matérialiser. Les chiffres de l'emploi américains publiés vendredi à Washington se sont révélés bien plus mauvais que prévu, avec 131.000 emplois détruits, faisant craindre à certains une rechute de l'économie. "L'emploi, le marché immobilier et la consommation, tout cela fait craindre que la bonne dynamique des résultats ne puisse se poursuivre", avertit Alex Young. Nigel Gault, du cabinet de recherche IHS Global Insight, s'inquiète lui aussi du fait que "les résultats sont déconnectés de l'économie". Si les entreprises ne semblent pas craindre de rechute dans la récession et parient sur une reprise lente, il juge que ce risque a 20% de chances de se produire. afp(); www.francebourse.com | 8/8/10 11:06 AM
Les touristes chinois sont des fervents des achats à Paris
Paris, pour les touristes chinois en Europe, est un endroit nécessaire pour faire les courses. Selon des articles des médias franais, les dépenses pour les marques connues en composent une grande partie, soit 88 % de la consommation des touristes chinois dans la capitale de la France. A Paris, ville touristique et marchande pour les touristes chinois qui font un voyage en Europe, la Tour Eiffel et les magasins sont aussi importants. Paul Roll, directeur de l'Office de tourisme de Paris, ... french.people.com.cn | 8/5/10 8:36 AM
Vers une reprise lente du cycle pour les foncières françaises
Les résultats semestriels des foncières françaises ont été marqués globalement par une légère baisse des revenus locatifs, dans un environnement de consommation "molle" et d'attentisme des entreprises.Les dirigeants et experts du secteur estiment cependant qu'après deux années de chute, les loyers... www.lesechos.fr | 8/2/10 1:45 PM
M301z et M101z : Dell vogue sur le Nile avec AMD
Après de nombreux mois marqués par l'omniprésence de plates-formes basse consommation signées Intel, le navire AMD refait surface et propose sa plate-forme : Nile. Immédiatement adoptée par Dell, on la... www.lesnumeriques.com | 7/31/10 3:53 PM
COUR DE CASSATION, chambre commerciale, 13 juillet 2010
Société Louis Vuitton Malletier c/ Sociétés Google Inc et Google France - Service Adwords – Moteur de recherche – Référencement – Annonces publicitaires – Liens commerciaux – Lien hypertexte – Mots-clés – Marque – Compétence des juridictions françaises – Contrefaçon de marque – Concurrence déloyale – Publicité trompeuse - Jurisprudence / Contrats, consommation et commerce , Contrats, consommation et commerce , Propriété intellectuelle , Marques, enseignes et dénominations , Noms de domaines , Publicité , Intermédiaires techniques , Concurrence , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Cour de cassation , Chambre commerciale , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 7/22/10 4:22 PM
COUR DE CASSATION, chambre commerciale, 13 juillet 2010
Sociétés Viaticum et Luteciel c/ Société Google France - Service Adwords – Moteur de recherche – Référencement – Annonces publicitaires – Liens commerciaux – Lien hypertexte – Mots-clés – Marque – Contrefaçon – Prestataire de référencement – Usage du signe – Rôle actif - Jurisprudence / Contrats, consommation et commerce , Contrats, consommation et commerce , Propriété intellectuelle , Marques, enseignes et dénominations , Intermédiaires techniques , Concurrence , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Cour de cassation , Chambre commerciale , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 7/22/10 4:13 PM
COUR DE CASSATION, chambre commerciale, 13 juillet 2010
SARL CNRRH et M. X. c/ Société Google France, Société Tiger et M. Y. - Service Adwords – Moteur de recherche – Référencement – Annonces publicitaires – Liens commerciaux – Lien hypertexte – Mots-clés – Marque – Contrefaçon de marque – Concurrence déloyale – Prestataire de référencement – Usage du signe – Rôle actif - Jurisprudence / Contrats, consommation et commerce , Contrats, consommation et commerce , Propriété intellectuelle , Marques, enseignes et dénominations , Intermédiaires techniques , Concurrence , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Cour de cassation , Chambre commerciale , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 7/22/10 4:05 PM
COUR DE CASSATION, chambre commerciale, 13 juillet 2010
Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménagers (le GIFAM) c/ Sociétés Google France, Google inc. et Google Ireland - Service Adwords – Moteur de recherche – Référencement – Annonces publicitaires – Liens commerciaux – Lien hypertexte – Mots-clés – Marque – Contrefaçon de marque – Usage du signe (non) – Publicité mensongère – Concurrence - Jurisprudence / Contrats, consommation et commerce , Contrats, consommation et commerce , Propriété intellectuelle , Marques, enseignes et dénominations , Intermédiaires techniques , Concurrence , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Cour de cassation , Chambre commerciale , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 7/22/10 3:51 PM
Agroalimentaire: ISRAEL BRANDING ET CONSOMMATION - LA MARQUE NUMERO UN DANS L'ETAT HEBREU EST TOUJOURS COCA COLA. Coca Cola est la marque la plus forte d’Israël

;NM; Coca-Cola continue d’être la première marque d’Israël d’après le "classement annuel des marques « réalisé chaque année par Globes. Toutefois, sa valeur baisse un peu et atteint 2,22 milliards de NIS. La marque, qui inclut le …

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www.israelvalley.com | 7/20/10 8:09 PM
Leader Price va vendre des produits de marques pour se refaire une santé
CONSOMMATION - L'enseigne de hard discount espère ainsi relancer son activité après une année 2009 difficile... www.20minutes.fr | 7/20/10 1:29 PM
Le ministère de l'Agriculture soutient l'option d'importation de viandes
Ni le marché de la viande rouge ni celui de la viande blanche n'échappent aux fluctuations conjoncturelles de l'offre et de la demande, rendant ainsi les prix sur les étals des plus irréguliers et marqués souvent par des tendances à la hausse subite, notamment à la veille et pendant le mois de Ramadhan. En effet, la consommation de viande fraîche a toujours atteint son pic pendant cette période de l'année. Une donne qui n'a jamais échappé aux acteurs du circuit de la commercialisation des produits carnets frais. fr.allafrica.com | 7/13/10 3:21 PM
Les entreprises brésiliennes à l'assaut des Etats-Unis

«Le Brésil et l'Inde risquent de nous surprendre»: c'est ce que me confiait il y a quelques mois, lors d'un déjeuner, le PDG d'une société de biens de consommation classée au Fortune 500. Et il ne parlait pas du Mondial 2010. Je venais de lui demander d'où viendrait la prochaine vague d'investisseurs étrangers. Il y a quelques années, l'idée que les fonds souverains de Chine ou du golfe Persique puissent changer leur fusil d'épaule (qu'ils délaissent les obligations d'Etat américaines, et  commencent à racheter nos entreprises) électrisait les hommes d'affaires; elle effrayait aussi plus d'un d'analyste. Mais l'éclatement de la bulle économique a mis un terme à nombre de ces projets. Et depuis, les fonds souverains désirant entrer sur le marché américain adoptent une stratégie beaucoup moins agressive.

La conjoncture leur sourit

Mais certains signes laissent penser que les Brésiliens sont en train de rattraper leur retard. Le groupe de transformation de viande brésilien Marfrig vient ainsi d'annoncer un accord pour acheter l'américain Keystone Foods 1,25 milliard de dollars. La société brésilienne va devenir un fournisseur-clé des chaînes de fast-food du pays (Subway, McDonald's...). Selon Thomson Reuters, depuis octobre, huit sociétés brésiliennes ont fait l'acquisition (ou racheté les actifs) de sociétés américaines. Et cela ne fait sans doute que commencer.

La conjoncture sourit aux entreprises brésiliennes désirant investir. L'économie du Brésil a surmonté la crise, grâce à une classe moyenne en plein essor, la bonne santé du marché des matières premières et le commerce avec la Chine. Son système bancaire –qui prévoit que les administrateurs prennent leurs responsabilités en cas de pertes– n'est pas, lui, allé se fourvoyer dans une orgie de spéculative destructrice. Et tout comme les joueurs de football brésiliens (qui exercent leur métier dans tous les clubs du monde), les hommes d'affaires brésiliens sont de plus en plus partants pour travailler à l'étranger. KPMG a récemment mené une enquête (publiée en mars dernier) auprès d'hommes d'affaires dans dix-sept pays; il observe que les Brésiliens sont ceux qui «font preuve du plus grand optimisme quant au comportement de l'économie mondiale de l'an prochain».

Les Brésiliens s'intéressent principalement aux industries de grande envergure, issues de la vieille économie –à ces produits qui ont commencé à faire le tour de l'Amérique sur les chemins de fer dans les années 1890: la bière, la viande, le pétrole, les produits chimiques. Le brasseur belgo-brésilien InBev a ouvert la voie en 2008, en rachetant Anheuser-Busch. JBS, le géant brésilien de la transformation de viande, a acquis Pilgrim's Pride pour 800 millions de dollars à l'automne dernier; en janvier, il a déboursé 1,4 milliards de dollars pour acquérir Swift. Il est aujourd'hui un acteur majeur de l'industrie agroalimentaire des Etats-Unis. Toujours en janvier, Petrobas, le champion brésilien du pétrole, a racheté des parts du gisement de Cascade, dans le golfe du Mexique, à Devon Energy. En février, Braskem, leader brésilien des résines thermoplastiques, a racheté la division polypropylène de Sunoco Chemicals pour 350 millions de dollars. En avril, la Réserve fédérale à autorisé Banco do Brasil - grande banque brésilienne dont la majorité du capital est détenue par l'Etat, et qui a des bureaux à Miami, New York et Washington D.C. - d'ouvrir des agences sur le territoire américain. «Nous comptons ouvrir quinze succursales aux Etats-Unis au cours des cinq prochaines années; nous étudions également la possibilité de racheter plusieurs banques locales de taille modeste pour nous lancer dans la région», a alors déclaré Allan Toledo –vice-président des affaires internationales de Banco do Brasil–  à Dow Jones.

Mieux vaut le Brésil que la Chine

Les éditorialistes et les nationalistes américains ne voient pas d'un mauvais oeil cette source d'investissement, le Brésil étant selon eux le moins menaçant des pays du groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). La simple idée que des sociétés chinoises puissent acquérir des technologies et des compagnies pétrolières américaines donne des sueurs froides aux faucons de tous bords. Le département du Trésor a récemment fait part de ses réserves quant au projet de rachat par une société russe d'ICQ (le service de messagerie instantanée détenu par AOL). Quelques spécialistes de politique étrangère ont certes fait remarquer que le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, faisait un peu trop ami-ami avec l'Iran et le Venezuela –mais personne ne s'inquiète de voir d'efficaces conglomérats brésiliens racheter des marques américaines emblématiques. C'est une bonne chose.

L'Amérique a besoin des entreprises brésiliennes –et des entreprises du reste du monde– pour porter un nouveau regard sur son propre marché. Les Etats-Unis ont leurs problèmes, mais il faut leur reconnaître un avantage certain: ils bénéficient généralement du plus gros volume au monde d'investissements venant de l'étranger. Les investissements des sociétés étrangères ont joué un rôle capital dans la relance de l'année dernière. Les entreprises et les investisseurs américains réduisent leurs effets de levier et thésaurisent; les investissements directs à l'étranger sont donc d'une importance extrême –ils permettent la croissance et l'expansion. Les banquiers de Wall Street savent ce qu'il leur reste à faire: apprendre au plus vite quelques phrases de portugais...

Daniel Gross. Traduit par Jean-Clément Nau.

Photo: récolte de champs de soja Correntina, Bahia Paulo Whitaker / Reuters

www.slate.fr | 7/10/10 12:18 PM
37% plus cher qu'en France avec des revenus moins élevés - Luttes sociales
Le secteur où l'écart est le plus élevé est celui de l'alimentation, selon l'étude. Il s'agit en effet d'un des premiers postes de consommation des ménages et de celui pour lequel les écarts de prix sont les plus marqués entre les territoires. En prenant comme référence le panier de la France continentale, les prix sont 36,6% plus cher à La Réunion. Des revenus inférieurs à La Réunion Il est nécessaire de faire le parallèle entre les revenus. En effet, rappelons qu'un Réunionnais sur deux vit avec moins de 790 euros par mois. Son niveau de vie est plus faible qu'en France. Si l'on se réfère au seuil national de pauvreté, la part des personnes vivant à La Réunion avec un niveau de vie inférieur à ce seuil s'établit à 52%. Ces chiffres datent de 2006. La situation s'est détériorée depuis. Aujourd'hui, La Réunion compte près de 135.000 demandeurs d'emploi. Même parmi ceux qui ont un emploi, près de 55.000 (...) - Luttes sociales / Lutter contre la vie chère , A la Une de l'actu , Route des Tamarins , Maison des civilisations et de l'unité réunionnaise www.temoignages.re | 7/9/10 9:00 PM
Le Nutella ressuscité

Le mardi 29 juin 2010 restera une journée bien étrange dans la déjà longue histoire de Nutella. A l'aube, la célébrissime pâte à tartiner née dans le Piémont il y a un demi-siècle était annoncée comme morte, trucidée sur l'autel européen de la sécurité sanitaire des aliments. Elle ressuscitait au crépuscule. Comment comprendre? Rapide retour sur une étrange affaire qui voit cette association de noisette et de cacao jouer le rôle du bouc émissaire alimentaire.

Acte I

Matin du 29 juin. On apprend, de diverses sources bien informées que l'Union européenne venait de dénoncer dans une récente étude l'absence de conformité de Nutella aux nouvelles normes nutritionnelles. Or le Parlement s'apprête à promulguer de nouvelles normes dans le cadre de sa lutte contre l'obésité, fléau croissant sur le Vieux Continent. L'affaire est grave, tant pour les millions d'amateurs inconditionnels de cette pâte  à tartiner que pour le géant italien Ferrero qui est l'un des leaders mondiaux du marché du chocolat et de la confiserie réunis (Kinder Bueno...). Nutella: entre (selon les sources) 100.000 et 230.000 tonnes vendues par an. Nutella délicieux, certes. Mais Nutella trop riche, trop gras, trop sucré; a fortiori quand il est tartiné sur de la brioche, des crêpes, des gaufres, à l'intérieur de croissants au beurre. Nutella et ses secrets de fabrication qui laissent penser à certains qu'il ne peut procurer tant et tant de plaisirs aux adolescents sans contenir des substances provocant la dépendance, à l'instar des cigarettes.

Un projet adopté par le Parlement en première lecture le 16 juin, visant à lutter contre l'obésité, prévoit qu'à l'avenir les étiquettes devront obligatoirement préciser  la quantité de cinq nutriments essentiels dans les produits alimentaires: énergie, glucides avec une référence aux sucres, lipides, acides gras saturés et sel. Cette disposition devrait compléter une autre réglementation à venir concernant les «profils nutritionnels» avec la possibilité pour un produit d'apposer des allégations nutritionnelles et de santé, telles que «riche en calcium» ou «bon pour le  cœur». Il y a peu, le géant Danone, prenant les devants, annonçait qu'il retirait ses allégations santé sur les étiquettes et les publicités d'Actimel  et d'Activia, deux de ses marques phares planétaires.

Alternative pour Ferrero: soit changer la composition de sa pâte miracle, soit placarder sur les célèbres pots à couvercle blanc (voire sur le couvercle) la  mention «Attention danger! Favorise l'obésité!»; ou ses multiples déclinaisons alarmistes accompagnées (qui sait?) de photographies de personnes obèses. C'est peu dire que certains n'ont pas trouvé cette initiative d'un très bon goût. Ainsi le ministre italien des Affaires européennes a-t-il joliment  dénoncé un risque de «fondamentalisme nutritionnel». Un député de la Ligue du Nord fondait aussitôt un comité «Touche pas à mon Nutella». Et l'on commençait à entendre monter une sourde grogne chez les inconditionnels qui avaient compris que la pâte italienne allait bientôt être retirée du marché européen.

Acte II

Soirée du même jour. Face au tollé qu'il avait déclenché, le Parlement européen jurait publiquement ne pas avoir l'intention d'interdire la vente du Nutella, contrairement aux multiples et insistantes rumeurs commençant à circuler en Italie, en France et sur la Toile. Communiqué officiel:

Les députés ne cherchent pas à interdire la commercialisation des produits Nutella ou des produits alimentaires malsains car pouvant favoriser le surpoids.

Giancarlo Galan, ministre italien de l'Agriculture se félicitait aussitôt de cette annonce se disant «heureux que dans la législation européenne en discussion, il n'y ait pas de proposition visant à inclure sur les étiquettes des aliments des avertissements sanitaires ni qu'il soit prévu d'interdire la vente de tel ou tel produit». Profitant de son avantage à des fins ouvertement publicitaires au service de Ferrero, il a aussi dit dans un communiqué officiel être heureux «pour les adultes et enfants qui depuis des générations aiment le Nutella ainsi que toutes nos autres si bonnes confiseries». Pour autant, une question demeure selon lui: s'agit-il là  «d'une clarification ou d'une marche arrière»?

Acte III

Et maintenant? Au croisement de l'alimentaire et du sanitaire, l'affaire Nutella est à bien des égards exemplaire. Elle soulève notamment la question des frontières entre l'information et l'interdiction, entre la liberté de consommation et la prohibition. Le citoyen peut comprendre (et réclamer) que les autorités sanitaires imposent le retrait en urgence du marché d'aliments dont le caractère immédiatement dangereux est démontré. A l'inverse, il peut s'offusquer d'apprendre que l'on va réduire le choix qui lui est offert au motif que la consommation chronique ou excessive de certains aliments l'expose à un risque élevé de certaines affections. Dans cette logique, le tabac devrait depuis longtemps être interdit à la vente. Reste l'information éclairée du consommateur via l'étiquetage. Sans doute est-elle nécessaire pour ne pas laisser les géants de l'agro-alimentaire vanter des vertus médicales qui n'ont jamais été scientifiquement démontrées. L'exemple du tabac montre en revanche que l'efficacité des messages de mise en garde est rarement au rendez-vous. Quel amateur de Nutella ignore que la pâte qu'il chérit peut contribuer à lui faire prendre du poids? C'est précisément ce lien qui conduit nombre d'adolescents à réduire leur consommation quotidienne avant de l'abandonner en devenant adulte.

Reste Nutella. Dans ce contexte, il prend progressivement une dimension mythique. Nutella dangereux parce que composé (en France du moins, la préparation variant selon les pays) de sucres, d'huile végétale, de noisettes (13%), de cacao maigre en poudre (6,6%), de lait écrémé en poudre (6,6%), de lactosérum, de lécithine de soja et d'un mystérieux «arôme»? Nutella dangereux parce que composé à plus de 60% d'huile et de sucres? Nutella doublement maudit car soupçonné de contenir des organismes végétaux génétiquement modifiés et parce que l'huile de palme qu'il contient (Ferrero se contentant de parler d'huile végétale) serait à l'origine de la déforestation de la Malaisie?

Dimension mythique? Le pot (400 grammes) de Nutella que nous avons sous les yeux a été acheté il y a peu à Belle-Ile (Morbihan). «Ne pas mettre au froid». On peut en consommer le contenu jusqu'au 28 février 2011, mais c'est déjà un collector: on y lit sous le logo officiel de la Fédération française de football que Nutella est le «partenaire officiel du petit déjeuner de l'équipe de France». Faudrait-il en conclure que ceci explique pour partie cela?

Jean-Yves Nau

Photo: REUTERS/Stefano Rellandini

www.slate.fr | 6/30/10 10:06 AM
Kellogg rappelle 28 millions de boîtes de céréales aux Etats-Unis

Kellogg a annoncé le rappel aux Etats-Unis de 28 millions de boîtes de céréales des marques Apple Jacks, Corn Pops, Froot Loops et Honey Smacks cereals. Les acheteurs seront intégralement remboursés. Ces rappels ne concernent pas la France.

Une vingtaine de clients se sont plaints d'une odeur et d'un goût de savon émanant de ces boîtes qui selon Kellogg pourraient incommoder et même rendre malades les consommateurs. Cinq d'entre eux auraient été atteint de nausées et de vomissement. La substance qui recouvre la paroi intérieure des boîtes serait responsable.

Kellogg explique pour autant que le risque de sérieux problèmes de santé liés à la consommation de ces céréales est très limité et cherche à identifier exactement la substance  à l'origine du problème. Ces boîtes sont sur les rayons des magasins américains depuis le mois de mars.

La société dont le siège est à Battle Creek dans le Michigan réalise 51% de son chiffre d'affaires avec la vente de céréales. Elle estime prématurée de chiffrer aujourd'hui le coût du rappel de 28 millions de boîtes.

Il y aura aussi un coût pour l'image de Kellogg, surtout qu'il ne s'agit pas d'un premier incident. En janvier, la Food and Drug Administration (FDA) a ordonné dans une lettre rendue publique à la société d'améliorer les contrôles sanitaires dans une de ses usines à Atlanta après la découverte de Listeria dans des gaufres.

L'administration américaine est aujourd'hui sous le feu des critiques après l'annonce de plusieurs rappels de produits de grande consommation à destination principalement des enfants et considérés comme dangereux pour leur santé.

Ainsi, le groupe Johnson & Johnson a été contraint de retirer du marché 40 produits de soins pour les jeunes enfants très largement utilisés comme le Tylenol et Motrin après la découverte par des inspecteurs de la FDA d'équipements crasseux et d'ingrédients contaminés dans une usine de Pennsylvanie.

«Quand des produits d'alimentation qui sont parmi les plus populaires auprès des enfants sont rappelés en grande quantité, il est clair que notre système de sécurité alimentaire ne fonctionne pas», a déclaré la représentante démocrate Rosa DeLauro. Mme DeLauro appartient à la Commission qui finance la FDA et critique fréquemment le fonctionnement de cette administration fédérale.

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Photo: Des boîtes de céréales Kellogg dans un supermarché Rick Wilking / Reuters

www.slate.fr | 6/30/10 7:47 AM
Robert Mundell publie le Palmarès 2010 des 500 marques chinoises les plus valorisées
A l'issue d'une étude complète et approfondie, le World Brand Lab a rendu public le 28 juin le Palmarès 2010 des 500 marques chinoises les plus valorisées. China Mobile occupe le premier rang du classement avec une valeur estimée à 129,071 milliards de yuans. Le secteur alimentaire regroupe le plus de marques au classement parmi les 26 secteurs étudiés. Le palmarès repose sur les analyses financières, de consommation et de puissance des marques. State Grid (126,328 milliards de yua ... french.people.com.cn | 6/30/10 12:34 AM
Nutella, la rumeur et l'étiquette
Non, l'Europe ne va pas barrer les pots de pâte à tartiner d'une vilaine mention contre l'obésité, comme certains l'ont écrit et réécrit ces derniers jours. Mais les qualités nutritionnelles du produit sont sur la sellette. - « Terra eco » a comparé les pubs avec les pots. Le secret du Nutella ? Une recette inchangée - et secrète - depuis plus de quarante ans, indique la marque. Une chose est sûre, les pubs, elles, n'ont pas changé. L'INA a conservé chacune de ces réclames et certains leitmotive demeurent (...) - Conso / France , Marques, marketing , Consommation , Alimentation www.terra-economica.info | 6/29/10 5:34 PM
1,7 million
d'exemplaires de l'iPhone 4 vendus par Apple en quelques jours Apple annonce avoir vendu en seulement trois jours 1,7 million d'iPhone 4. Dans un communiqué publié aujourd'hui, Steve Jobs, son PDG, affirme qu'il s'agit là « du lancement de produit le plus réussi de l'histoire d'Apple ». Une preuve de plus de l'engouement que crée la marque après chaque sortie de nouveau produit. Cette tendance a pourtant un coût pour la planète. Et pas seulement à cause des méthodes de production - pas toujours très (...) - Le chiffre / Monde , Marques, marketing , Consommation , climat www.terra-economica.info | 6/28/10 4:40 PM
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, 3e chambre, 2e section, 9 avril 2010
Société Ryanair Limited c/ Société Opodo - Compagnie aérienne à bas prix – Agence de voyage en ligne – Intermédiaire – Violation des conditions générales d'utilisation (non) – Responsabilité contractuelle (non) – Base de données de gestion des vols – Extraction et reproduction – Droits du producteur de base de données – Preuve des investissements substantiels (non) – Atteinte (non) – Marques communautaires verbale et semi-figurative – Désignation des services – Obligation d'information du consommateur – Contrefaçon (non) – Licence d'agent de voyage – Détournement de clientèle (non) – Faute (non) – Concurrence déloyale (non) - Jurisprudence / Propriété intellectuelle , Contrats, consommation et commerce , Contrats , Propriété intellectuelle , Propriété littéraire et artistique , Marques, enseignes et dénominations , Concurrence , Droit sui generis des bases de données , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Décision de première instance , Tribunal de Grande Instance , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 6/24/10 8:46 AM
Je lis sur le Web donc je pense autrement

Avec son nouveau livre The Shallows (les bas-fonds), Nicholas Carr a rédigé le Printemps Silencieux de la pensée de l'écrit. Il débute par un sentiment partagé par beaucoup de ceux qui ont passé la dernière décennie en ligne. «Je ne pense plus de la même façon qu'avant», nous dit Carr. «Je m'en rends le plus compte quand je lis.» Il raconte l'agitation que lui procure un long texte. Comme d'autres, il soupçonne l'Internet d'avoir détruit sa capacité à lire en profondeur. «Mon cerveau», écrit-il, «n'était pas seulement à la dérive. Il était affamé. Il demandait à être nourri de la même façon que le nourrit le Net».

Par la suite, néanmoins, Carr atteste de la main de maître avec laquelle il mène son cerveau et soumet admirablement son intuition à un examen approfondi. Il est bien conscient de son penchant alarmiste et luddiste, et fait un pas de côté pour mettre les choses en perspective. L'Internet, observe-t-il, «se comprend mieux en tant que dernier maillon d'une longue série d'outils ayant contribué à façonner l'esprit humain». Il est comparable à d'autres «technologies intellectuelles» qui ont façonné nos activités et notre culture.

Google et Platon

En mettant sur un pied d'égalité l'Internet avec l'impact de l'imprimerie, par exemple, Carr tente d'amener un peu plus loin l'argument «Est-ce que Google nous rend idiot?». Ce Web est sismique. Il nous change définitivement d'une manière ou d'une autre. Au lieu de débattre pour savoir s'il nous transforme en demeurés inattentifs ou en collectivités super-intelligentes, regardons d'abord l'histoire et voyons comment les humains se sont adaptés à des transitions comparables. Ensuite, voyons si les nouveaux outils des neurosciences peuvent détecter un quelconque effet de cette phase actuelle.

Les inquiétudes que nous avons sur l'Internet, les anciens Grecs les avaient sur cette nouvelle technologie qu'était l'écriture. Dans La République, Platon fait dire à Socrate, dans un passage resté célèbre, que la poésie n'a pas sa place dans la Cité idéale. Comme l'explique Carr, cette attaque semble un peu tombée du ciel si vous ne comprenez pas que la poésie signifiait chez Platon la tradition orale de la pensée grecque. Des poèmes épiques, comme l'Illiade, étaient le moyen qu'avaient les Grecs pour préserver et transmettre le savoir d'une génération l'autre. Platon démontre comment la nouvelle technologie de l'écriture est supérieure parce qu'elle permet une transmission ordonnée et logique du savoir. Et vous n'avez pas à répéter les choses des centaines de fois.

L'écrit en est sorti gagnant, mais toutes les technologies apportent et retirent quelque-chose. Pour l'universitaire Walter J. Ong, les cultures orales faisaient preuve de «performances verbales d'une grande valeur artistique et humaine» perdues pour toujours, avec la transition vers l'écrit. Mais sans écriture, soutient-il, pas de science, d'histoire, ni de philosophie.

«Lecteur profond»

Au début, les livres n'avaient aucun espace entre les mots, et demandaient beaucoup de travail pour être compris. Ils étaient généralement lus à haute-voix, et ceux qui pouvaient lire en silence, comme Ambroise, évêque de Milan, étaient regardés avec étonnement. Ensuite, des marques de ponctuation et des espaces entre les mots soulagèrent la «charge cognitive» de la lecture. Le «lecteur profond» était né. Les lecteurs s'entraînèrent à ignorer leur environnement (allant contre l'évolution, qui encourage la vigilance) et à se concentrer sur un texte. Les auteurs s'adaptèrent à ce nouveau lecteur. «Les arguments, dans les livres, s'allongèrent et s'éclaircirent, et gagnèrent aussi en complexité et en difficulté, vu que les auteurs s'efforçaient consciemment à affiner leurs idées et leur logique», explique Carr. Des cabinets privés furent construits dans les bibliothèques; et des livres de référence virent le jour pour épauler le lecteur solitaire.

Le tremblement de terre suivant fut l'invention par Gutenberg de l'imprimerie. Les premiers libraires étaient souvent vus comme des agents du diable, tellement les gens étaient abasourdis par l'apparence soudaine que prenaient des volumes autrefois si rares et précieux. (Et à des prix si bas ! Un peu comme avec Amazon) Dans une boucle rétroactive positive, le public s'alphabétisa à mesure que le nombre de livres en circulations augmentait. Les personnes les plus sensibles commencèrent à se plaindre d'un trop-plein d'information. Le mélancolique Robert Burton le dit à sa façon : «Ils nous oppressent, nos yeux ont mal de lire, et nos doigts de tourner» Et pourtant, les livres firent un carton, c'était un moyen pratique pour mentionner des informations importantes et de s'enquérir des dernières idées en date. Naturellement, il y avait aussi une grande quantité de matériel pornographique et de déchets qui circulaient dans les parages.

La pensée écrite commença sa domination séculaire. Les scientifiques, auteurs, politiques, illuminés et poètes adoptaient tous le même principe de base: des esprits attentifs, formés aux livres, seraient disposés et en mesure de suivre leurs arguments et leurs intrigues complexes.

Comme un saumon à l'agonie

Carr en vient à l'ère d'Internet armé des dernières innovations en matière de science du cerveau. Je pense que la science le rend un peu trop confiant dans l'évaluation de notre époque actuelle, et moins enclin à s'intéresser aux effets dans le monde réel. La science du cerveau ressemble à ce nouvel attaquant, fraîchement sélectionné, qui semble très prometteur. Les biologistes et les neurologistes avaient pensé pendant longtemps que la structure du cerveau adulte ne bougeait plus. A la fin des années 1960, Michael Merzenich découvrit qu'un singe pouvait re-câbler son cerveau -un résultat qui fut plus tard confirmé chez les humains. La théorie actuelle soutient que notre cerveau est en constante évolution, s'adaptant tous les jours à nos expériences et à notre environnement.

D'un côté, le fait que nos cerveaux soient «massivement plastiques» devrait nous rendre optimistes sur notre capacité à nous adapter à notre propre technologie. Nous allons profiter des bénéfices (les contreforts de la pensée générés par l'écriture) et contourner les pertes (la capacité à nous concentrer profondément sur une tâche). D'un autre côté, nous pourrions craindre que le recâblage, actuellement à l'œuvre, exige un prix trop lourd. Un cerveau qui se livre à une lecture profonde et à une contemplation attentive n'est-il pas comme un saumon à l'agonie remontant le courant sans aucun espoir de trouver un partenaire avec qui se reproduire ? «Quand nous surfons», écrit Carr, «nous entrons dans un environnement qui pousse à la lecture en diagonale, à une pensée pressée et distraite, et à un apprentissage superficiel».

Mots-croisés

L'argument de Carr se fonde sur les travaux de scientifiques étudiant la lecture en ligne et des chercheurs sur le cerveau analysant la mémoire et l'attention. Un gros problème semble venir des hyperliens. Le fondement du Web agit comme un nid de poule dans une phrase. Un lien nous pousse à arrêter notre lecture et à évaluer le bienfondé d'un clic, ou pas -activant les zones de prise de décision de notre esprit. Les livres nous présentent un environnement plus passif, permettant à l'esprit de se concentrer sur les mots, au lieu de voir constamment ailleurs pour chercher s'il y a en a de nouveaux, et peut-être meilleurs. Carr le résume en ces termes : «Essayez de lire un livre tout en faisant des mots-croisés; voici l'environnement intellectuel d'Internet».

Et donc quoi, nous sommes un peu plus distraits? Peut-être que l'Internet nous aide à développer de nouveaux esprits, qui peuvent traiter et évaluer l'information en des bouffées d'attention plus brèves et directes. Des penseurs comme Tyler Cowen ont soutenu cette idée. Je ne suis peut-être pas capable de penser profondément à Proust comme je le faisais auparavant, mais je peux collecter des informations venant de sources diverses, et je suis mieux informé des choses qui m'intéressent que je ne l'ai jamais été.  Et c'est là que je salue le génie du titre de Carr, The Shallows (les bas-fonds). Ce n'est pas que nous n'apprenons rien quand nous surfons sur nos sites et nos flux d'actualité, dit-il ; c'est que nous ne sommes plus capables de faire les connexions minutieuses que nous faisions avant. Nous pataugeons dans des eaux peu profondes.

Consommation distraite

Le problème ne vient pas forcément d'une information en ligne qui serait d'une qualité moindre que celle des livres ou des conversations. Le problème, c'est que nous la consommons dans un état de distraction. Carr cite le neuroscientifique Jordan Grafman : «L'optimisation pour le multitâche produit-elle un meilleur fonctionnement -c'est-à-dire plus de créativité, d'inventivité et de productivité? » Les études montrent que lorsque nous essayons de faire deux choses en même temps, l'attention portée aux deux activités diminue, et nous les faisons chacune plus négligemment. Faire plus de multitâche ne nous rendra pas meilleurs à faire deux choses à la fois; cela signifiera continuer à faire plusieurs choses de moins en moins bien.

La pensée écrite était une pensée capable d'attention, et l'attention est devenue l'une des pierres angulaires de la mémoire. Avec nos esprits plastiques, une partie de l'apprentissage transforme notre mémoire de travail (ce que vous utilisez en ce moment pour lire cet article) en mémoire à long-terme (de quoi parlait déjà le livre de Carr?). Carr mentionne des recherches suggérant que c'est l'attention qui détermine ce dont nous nous rappelons: «Plus l'attention est précise, plus la mémoire sera précise». Si nous ne faisons preuve que d'une moitié d'attention, si nous sommes distraits par tous les signaux et les alarmes de nos ordinateurs, ou si nous ne nous tracassons plus à être attentifs parce qu'on pourra toujours aller sur Google plus tard, nous perdons l'occasion de construire des connexions durables dans nos cerveaux. Des connexions qui pourraient un jour se mêler d'une façon inédite, des connexions qui nous permettront de voir le monde sous un autre angle et de trouver de nouvelles solutions.

Fin d'un règne

Carr reconnaît tout au long de The Shallows qu'il n'est ni possible ni souhaitable de faire reculer une technologie. Comme tout le monde, il adore les flux RSS. Mais parce que Carr est quelqu'un qui a grandi dans une configuration mentale linéaire et écrite, il essaye de capter les qualités de nos «anciens cerveaux» avant qu'ils ne deviennent une rareté. On pourrait facilement penser qu'il se fait trop de souci. Vous pouvez perdre une après-midi à surfer de manière erratique sur le Web, mais pas toute une configuration cérébrale. Mais me voici encore à faire un argument extrême alors que ce que dit Carr est en réalité très mesuré et prudent. L'Internet nous change, change notre culture. Ces expériences de laboratoire détectent peut-être les prémices de ces changements. Nous sommes peut-être plus dissipés, plus frénétiques, moins capables de nous concentrer. Peut-être ces tics mentaux sont-ils des turbulences transitoires, un trou d'air avant d'accéder à des hauteurs intellectuelles plus élevées. Ou peut-être pas.

Quelque-soit notre destination, Carr nous a réservé une place pour la réflexion attentive. A en juger par l'histoire, il n'est pas alarmiste, mais réaliste en soulignant que la pensée écrite, et capable d'attention, n'a peut-être pas encore totalement disparu comme le sont les chants des poètes grecs, mais ne règnera bientôt plus. Et quand cela arrivera, notre culture perdra quelque-chose d'ineffable. Et nous pourrions très vite oublier de quoi il s'agit, ou s'agissait.

Michael Agger

Traduit par Peggy Sastre

Photo: Cerveau/Dierk Schaefer via Flickr License CC by

www.slate.fr | 6/22/10 1:00 PM
Nestlé attaque le groupe américain Sara Lee en justice sur les dosettes Nespresso
Le groupe alimentaire suisse Nestlé a attaqué le groupe américain de grande consommation Sara Lee en justice en France pour violation de brevet du système de dosettes café Nespresso, a indiqué mardi le géant helvétique dans un communiqué. Nestlé a "engagé des procédures judiciaires en France contre Sara Lee pour violation de brevet concernant notre système de café Nespresso", a précisé le groupe suisse. Cette plainte intervient alors que Nespresso, inventeur des machines-dosettes qui ont largement contribué à en faire le leader du marché de la machine à café en France, est attaqué par plusieurs grandes marques. Le géant américain Sara Lee et le français Casino se sont jetés dans la bataille avec l'objectif d'inonder le marché de dosettes compatibles avec les machines Nespresso, affirmant avoir trouvé le moyen de contourner les multiples brevets déposés par Nestlé. "Nous apprécions une concurrence équitable", a souligné Nestlé, ajoutant cependant que le groupe entreprendra "toujours les démarches nécessaires pour défendre (sa) propriété intellectuelle lorsque celle-ci est attaquée". "Lorsqu'on empiète sur nos inventions, nous défendons en conséquence nos droits", a indiqué le groupe, qui refuse d'apporter des détails supplémentaires sur la procédure judiciaire. afp(); www.francebourse.com | 6/15/10 10:07 AM
Zone euro: la production industrielle en hausse en avril
La production industrielle a continué d'augmenter en avril dans la zone euro, de 0,8% comparé au mois précédent, selon des données publiées lundi par l'office européen des statistiques Eurostat. Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur une hausse légèrement inférieure, de 0,5%. Eurostat a par ailleurs revu à la hausse son estimation pour le mois de mars, où la production a finalement augmenté de 1,5%, et non 1,3% comme indiqué initialement. Dans le détail, la production a augmenté en avril de 2,2% pour les biens intermédiaires et de 1,1% pour les biens d'investissement. En revanche, elle a reculé de 1,2% pour les biens de consommation non durables, de 0,9% dans l'énergie et de 0,1% pour les biens de consommation durables. Parmi les pays pour lesquels Eurostat dispose déjà de données, l'Allemagne enregistre une hausse de 0,8% et l'Italie de 1%, tandis que la France connaît une baisse de 0,4% et l'Espagne de 0,3%. Les reculs les plus marqués sont enregistrés en Irlande (-10,9%), au Portugal (-4,4%) et en Grèce (-3,4%). Sur un an, la production industrielle a progressé de 9,5% dans la zone euro en avril. Dans l'ensemble de l'Union européenne, elle a augmenté de 0,5% sur un mois et de 7,8% sur un an. afp(); www.francebourse.com | 6/14/10 9:14 AM
On a testé les capsules pour machines Nespresso
CONSOMMATION - 20minutes.fr a goûté et comparé les trois marques - L'Or, Casino et Nespresso - désormais disponibles...


20min.fr | 6/12/10 7:22 AM
La Fashion Week de Sao Paulo reflète le boom économique du Brésil
Le Brésil a donné le coup d'envoi du principal événement de la mode en Amérique latine, la Fashion Week de Sao Paulo, dans une débauche de luxe et d'optimisme dû au boom économique que connaît cet immense pays émergent. "Nous sommes un pays jeune, une culture jeune, avec un énorme potentiel de croissance, de développement", a déclaré l'organisateur de la semaine de la mode pauliste, Paulo Borges, lors d'une conférence de presse mercredi. Les modèles brésiliens pour l'été austral 2010-2011 --qui incluent les incontournables mini bikinis- sont présentés jusqu'à lundi sur le thème "Animation". La top modèle la mieux payée du monde, la Brésilienne Gisele Bündchen, fera dimanche son retour sur les podiums quatre mois après avoir donné naissance à son premier enfant avec le joueur de football américain Tom Brady. La Sao Paulo Fashion Week met en lumière cette année l'obsession des Brésiliens pour les stylistes renommés, stimulant un marché de la mode de 50 milliards de dollars (42 milliards d'euros) en passe de devenir l'un des plus rentables du monde pour les marques de luxe. Cela confirme aussi la croissance économique à pleine vapeur du géant latino-américain (190 millions d'habitants). La première économie de la région et la dixième du monde est partie pour connaître une croissance à la chinoise de 9% cette année, selon les experts et la Banque centrale. Une étude d'un consultant spécialisé dans le marché du luxe au Brésil, MCF Consultoria, montre que ce secteur a progressé de 11,5% l'an dernier, alors que dans la plupart des pays du monde on se serrait la ceinture en raion de la crise mondiale. Et cette année, ce secteur pourrait croître de plus de 17%. "Les Brésiliens adorent acheter", a déclaré à l'AFP le directeur de la société, Carlos Ferreirinha. "Au Brésil, les gens dépensent même ce qu'ils n'ont pas", a-t-il souligné. Il a expliqué que les boutiques autorisaient leurs clients à acheter à crédit sur plusieurs mois et sans intérêts, ce qui facilite les achats. De plus, la forte appréciation du real (la devise brésilienne), face au dollar et à l'euro, a poussé le consommateur à acheter des biens importés à des niveaux records. La marque française Louis Vuitton, dont on voit les sacs au bras de presque toutes les femmes des Jardins, le quartier très huppé de Sao Paulo, a suivi la tendance et est une marque reconnue par 23% des consommateurs brésiliens, d'après l'étude de MCF Consultoria. Giorgio Armani, Chanel, Dior et Gucci sont des griffes aussi très présentes sur le marché du luxe car les Brésiliens veulent porter le dernier cri des collections européennes, explique Ferreirinha. "Ils veulent donner l'impression d'être toujours très tendance et sont très impulsifs", a-t-il ajouté. Et cela devrait continuer car rien ne laisse prévoir une baisse de la consommation, selon Ferreirinha. "Nous allons avoir encore au moins 20 ans de forte croissance. Le Brésil est encore très loin du développement que tout le pense qu'il peut atteindre", prévoit-il optimiste, mentionnant l'essor de la nouvelle classe moyenne brésilienne de plus de vingt millions de consommateurs. afp(); www.francebourse.com | 6/11/10 10:10 AM
COUR DE JUSTICE DE L'UNION EUROPÉENNE, 2e chambre, 3 juin 2010
Internetportal und Marketing GmbH c/ R. S. - Site internet – Marque – Nom de domaine – Nom de domaine de premier niveau .eu – Procédure d'enregistrement en trois étapes – Caractères spéciaux – Enregistrements spéculatifs ou abusifs – Mauvaise foi – Usage abusif – Titulaire de la marque – Facteurs pertinents propres au cas d'espèce – Dénominations génériques – Demande de révocation - Jurisprudence / Propriété intellectuelle , Contrats, consommation et commerce , Propriété intellectuelle , Marques, enseignes et dénominations , Noms de domaines , Concurrence , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Décision communautaire , CJCE , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 6/3/10 4:58 PM
USA: les ventes de voitures ont continué à augmenter en mai
Les ventes de voitures ont continué à augmenter en mai aux Etats-Unis après déjà de bonnes performances en avril, les trois américains GM, Ford et Chrysler affichant de fortes hausses tandis que le japonais Toyota s'est contenté d'une progression plus faible. General Motors (GM) a confirmé mercredi sa place de numéro un du marché américain en mai et a dépassé les attentes des analystes. Il a écoulé 223.822 véhicules, soit une hausse de 16,6% sur un an, après une progression de 20% sur un an en avril. GM, qui attribue sa bonne performance à ses nouveaux produits, a souligné que les quatre marques qu'il conserve à l'issue de sa restructuration (GMC, Chevrolet, Buick, Cadillac) ont vu leurs ventes bondir de 31,8% en mai sur un an. Le constructeur sorti de faillite en juillet 2009 a arrêté de produire les marques Pontiac et Saturn et est en train de faire de même avec Hummer, tandis que sa filiale suédoise Saab a été vendue. Lors d'une conférence téléphonique mercredi, les dirigeants de GM ont également noté "une amélioration graduelle des volumes de vente sectoriels" et affirmé que le groupe mettait en place une "augmentation de son rythme de production" pour plusieurs nouveaux modèles, dont la Cadillac SRX, afin de répondre à une hausse de la demande. Les ventes de mai ont été marquées par des achats importants de compagnies de location de voitures qui reconstituent leur flotte, mais les "ventes aux particuliers sont en hausse significative sur un mois", ont-ils poursuivi. Ford reste numéro deux devant Toyota pour le deuxième mois d'affilée avec 196.912 unités vendues, soit une progression de 21,9% sur un an. Le constructeur de Dearborn, près de Detroit (nord), attribue sa performance notamment à son "accent mis sur la réduction de la consommation de carburants", et ses dirigeants, lors d'une conférence téléphonique, ont dit s'attendre à une poursuite de la progression des ventes au cours des prochains mois. Sans compter la filiale suédoise Volvo, en train d'être cédée au chinois Geely, les ventes de Ford progressent de 23,3% sur un an à 192.253 véhicules, dépassant aussi les attentes des analystes, fait remarquer JPMorgan Chase dans une note. En avril, les ventes du groupe avaient augmenté de 25,5% sur un an. Les ventes de mai ont surtout été tirées par la marque Ford, qui représente 90% des ventes du groupe. Les ventes de Lincoln et Mercury, une marque que le constructeur envisage d'abandonner, sont en baisse. Le numéro un mondial, Toyota, se contente de la troisième place aux Etats-Unis avec 162.813 unités vendues en mai, en hausse de seulement 6,7% sur un an. Le Japonais se voit peut-être finalement rattrapé par ses rappels massifs qui s'élèvent à quelque dix millions de véhicules dans le monde depuis l'automne, principalement pour des problèmes d'accélération involontaire accusés d'avoir provoqués 89 décès aux Etats-Unis. De son côté, Chrysler a vu ses ventes progresser pour le deuxième mois d'affilée en mai avec un bond de 33% sur un an à 104.819 véhicules, contre +25% en avril. Chez le troisième constructeur américain, "mai a donné un autre signe positif alors que la dynamique des ventes continue à s'intensifier pour Chrysler, qui a repassé le seuil des 100.000 unités vendues pour la première fois depuis plus d'un an", s'est félicité Fred Diaz, directeur des ventes pour les Etats-Unis. afp(); www.francebourse.com | 6/2/10 7:08 PM
Pourquoi je donne du cannabis à mon fils de 9 ans (3/3)

Cet article est le troisième et dernier d'une série publiée dans DoubleX, le site féminin du groupe américain Slate, où Marie Myung-Ok Lee décrit le traitement au cannabis qu'elle a donné a son fils autiste. Lisez la première partie ici et la deuxième ici.

***

L'été dernier, nous avons atteint le cap des six mois de consommation de marijuana. Nous utilisions du cannabis thérapeutique pour atténuer les maux de ventre et l'anxiété de notre fils autiste, et nous constations d'énormes changements dans son comportement, et, probablement, son bonheur. J. souriait, réagissait (une des psychothérapeutes qui vient nous voir à domicile nous a dit n'avoir jamais rencontré d'enfant autiste si affectueux), et allait jusqu'à mettre son assiette sale dans le lave-vaisselle-après l'avoir rincée!-non seulement sans être sollicité, mais sans qu'on lui ait jamais demandé de faire une chose pareille. Plus je me documentais, accompagnée par le médecin de J., sur les effets du cannabis-analgésique, anxiolytique, inoffensif-plus m'apparaissait la logique de ce choix. J'ai aussi entendu des témoignages d'autres parents qui ont décidé d'essayer le cannabis pour leurs enfants. L'un d'entre eux est atteint du syndrome Smith-Magenis, une maladie génétique qui provoque des symptômes comportementaux semblables à ceux de l'autisme, notamment l'automutilation. Un autre est un enfant autiste qui refusait de manger et se mourait. Maintenant qu'il prend de la marijuana, il est en pleine forme. Le petit garçon atteint de Smith-Magenis, qui allait s'en faire prescrire légalement, se porte bien lui aussi.

Et puis, après toutes ces bonnes nouvelles et un magnifique été, nous sommes tombés sur un os. Qui nous a permis d'apprendre énormément de choses sur les effets du cannabis sur J.

Organic Guy

Notre producteur de cannabis, Organic Guy, a besoin de gagner sa vie en plus de cultiver du cannabis thérapeutique pour ses trois patients. Dealer de l'herbe dans la rue est un commerce très lucratif; fournir de la marijuana thérapeutique ne l'est pas. Les lois de notre état, Rhode Island, imposent qu'Organic Guy ne soit payé que pour ses frais. Faire pousser le médicament de J. nécessite un travail quotidien et une infrastructure énormes, mais si Organic Guy a un surplus de production, il ne peut que le donner à un autre client autorisé, il n'a pas le droit de le vendre. Certains états, comme le Colorado, ont mis en place et contrôlent des boutiques proposant du cannabis thérapeutique. En Californie, par exemple, les clubs d'acheteurs de cannabis, comme on les appelle, sont en fait plus nombreux que les Starbucks. A Rhode Island, rien de tel n'est prévu pour les producteurs.

L'été dernier, Organic Guy est donc parti s'installer dans la station balnéaire d'une des îles proches de chez nous pour travailler dans un restaurant. Avant de mettre entre parenthèses ses cultures de marijuana, il s'est assuré que J. avait d'amples provisions devant lui, et a même entreposé des stocks d'herbe séchée dans le congélateur de ses parents conciliants. Organic Guy nous a promis qu'il reprendrait à l'automne. J., à l'époque, réagissait si bien au cannabis que quand mon mari Karl, qui avait décidé de s'arrêter pendant l'été, me fit la proposition jusqu'ici inenvisageable de me remettre enfin à mon roman, je me suis laissée tenter par son offre et je suis partie passer quelques semaines dans la résidence d'artistes de Yaddo.

En septembre, Organic Guy est revenu, blanc comme un cachet d'aspirine (il avait travaillé jour et nuit), chargé d'herbe, juste à temps. Mais il avait du mal à trouver un nouvel endroit pour ses cultures. Avant, il faisait pousser ses plantes dans son appartement, mais les problèmes de sécurité et l'odeur de putois, qui s'accrochait à ses cheveux et à ses vêtements, l'avaient dissuadé de recommencer. J'ai inondé de mails mes amis qui font pousser leurs légumes bio et fabriquent leurs fromages, pour leur demander s'ils avaient un endroit approprié à me suggérer. J'en étais à loger le cannabis à la même enseigne que toutes les autres plantes bénéfiques que nous avons données à J. (comme la racine de bardane), au point que j'en oubliai de mentionner que je faisais ces recherches de la part d'un cultivateur de cannabis thérapeutique. Grinçants, mes amis m'ont demandé si j'envisageais de produire du shit bio à mon compte. J'ai rectifié le tir, mais je n'ai obtenu aucune piste.

Retour des crises

À cette même époque, des failles commencèrent à apparaître dans la sérénité induite par le cannabis de J. Un jour, sa frustration dégénéra en crise de colère. Puis vinrent les coups. Une morsure ici et là. Et il se remit à déchirer ses vêtements en hurlant, assis les orteils pointés vers le sol-signal le plus clair de sa souffrance. Il se remit à se réveiller la nuit, à pleurer et crier quand il lui fallait aller aux toilettes. Un jour, je remarquai-avais-je la berlue?-des marques de dents sur son haut de pyjama (avant de prendre du cannabis, il mâchait et mangeait ses t-shirts et ses draps). Je passai son régime au peigne fin, à la recherche de potentiels allergènes qui m'auraient échappé. J'allai jusqu'à augmenter sa dose de cannabis en rajoutant un cookie à l'herbe à sa ration quotidienne. Cela ne fit que le rendre, alternativement, un peu idiot et belliqueux. Le nombre de rapports pour comportement agressif à l'école se mit à grimper. Pour Karl et moi, cette récidive était atroce, comme lorsque J., à 2 ans, avait commencé à perdre la parole. Je n'arrivais pas à croire ce qui nous arrivait.

J'ai appelé Organic Guy, pour lui demander s'il avait une idée sur le problème.

«C'est peut-être parce qu'il n'a plus de White Russian. Ce que vous avez, en fait, c'est un mélange de tout ce qui me restait».

Il m'a fallu une seconde pour comprendre. J. consommait un assortiment de restes d'Organic Guy.

«Est-ce qu'il y a un minimum de White Russian dans ce mélange

«Non

«Et quand en aurez-vous d'autre?»

«Ca dépend de quand je pourrai recommencer mes cultures. Bientôt j'espère.»

Il existe deux principales sortes de marijuana. La sativa est la plante élancée, aux feuilles à cinq pointes, la cover girl du cannabis-qui peut vous rendre plus sociable. L'indica, moins haute et plus touffue, produit d'immenses bourgeons résineux qui éclosent comme des décorations de noël, soulagent la douleur et font somnoler. Organic Guy fournissait à J. un assortiment de sativa et d'indica. Nous avions atteint l'équilibre magique avec la White Russian, un hybride de deux espèces: l'AK-47, une sativa paisible malgré son nom belliqueux, et de la White Widow, hybride indica/sativa. L'équilibre parfait semblait atteint, J. souffrait moins et se socialisait sans être assommé. Le petit garçon qui nous repoussait autrefois s'était mis à nous faire des câlins!

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www.slate.fr | 6/1/10 2:10 PM
La France (re)fume (1/3)

Nouveau rituel sanitaire: «dédier» une journée à une ou plusieurs maladies. Le 31 mai est ainsi «la journée mondiale sans tabac», initiative visant à alerter une nouvelle fois l'opinion publique sur de multiples affections liées à sa consommation. Or le paradoxe veut qu'en France cette journée soit organisée dans un contexte de reprise générale de cette consommation et ce en dépit des mesures d'interdiction de fumer dans les lieux publics prises en 2007 puis étendues 2008. Le bilan 2009 que vient de publier l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) est à cet égard particulièrement édifiant.

Ce bilan met en lumière deux phénomènes à la fois essentiels et apparemment complémentaires. Le premier est que les ventes des cigarettes sont largement reparties à la hausse (+2,6%) en 2009. Le second est que dans le même temps les ventes en pharmacie des traitements de substitution nicotinique pour aider au sevrage se sont effondrées: 350.000 personnes traitées de moins entre 2008 et 2009, soit une baisse de 21,5%. Comme toujours soucieux de contester -ou de biaiser- toutes les informations sanitaires négatives directement associées à leur activité professionnelle, les industriels du tabac affirment que les chiffres concernant l'augmentation de la consommation ne sont qu'un mirage: ils ne seraient en réalité que la conséquence d'une... diminution des achats transfrontaliers de cigarettes.

Hausse des prix, réduction de la consommation

Le phénomène de la reprise de la consommation semble être directement associé à la récente politique des prix adoptée par le gouvernement; politique largement dénoncée par les membres du corps médical militant ouvertement contre la consommation de tabac. Pour rester dans l'histoire récente, addiction ou pas, l'existence d'une relation de causalité entre une hausse importante des prix de vente et la réduction de la consommation est amplement démontrée. Ainsi, l'augmentation de 37% intervenue en octobre 2003 et janvier 2004 avait été suivie d'une baisse de 27% des ventes de tabac; une baisse compensée il est vrai (mais pour une proportion inférieure à la moitié) par des «achats frontaliers». A l'inverse, les augmentations intervenues depuis 2007 (à la fois faibles et très inégales selon les marques) n'ont pas eu d'effet sur les ventes.

C'est dans ce cadre que le bilan 2009 de l'OFDT dresse une nouvelle et inquiétante cartographie nationale de la consommation de tabac et de ses conséquences ultérieures. Ce tableau de bord donne depuis 2004 une vue synthétique de l'évolution des principaux indicateurs liés au tabagisme, à la prise en charge des fumeurs et aux actions de prévention et d'information. Et le bilan de la sixième édition de cet exercice n'est pas le plus réjouissant pour les responsables français de la santé publique.

Extrait:

Les ventes de tabac ont globalement augmenté en 2009: le total de 64.664 tonnes vendues en France métropolitaine en 2009 correspond à une hausse de 2% par rapport à 2008. Cette évolution s'explique par l'augmentation des ventes de cigarettes (+2,6%). Les ventes de tabac à rouler ont au contraire régressé (-1,9%). Cette baisse a cependant un impact limité au niveau global, le tabac à rouler ne représentant qu'environ 11% du total des ventes en 2009. Il est à noter que cette part est pour la première fois en diminution depuis 2004. Les augmentations de prix de janvier et de novembre 2009, qui ont renchéri le prix moyen du tabac à rouler de près de 60 centimes, ont interrompu la hausse quasi continue des ventes de cette catégorie de produit. La croissance des ventes de cigarettes est survenue dès le printemps 2009. L'augmentation du prix du paquet de 30 centimes en moyenne (+5,7 %) intervenue en novembre 2009 n'a pu jouer que sur les deux derniers mois de l'année et ne paraît pas encore avoir eu d'influence sur les ventes.

 

Les spécialistes de l'OFDT notent une nouvelle fois que l'évolution des ventes de cigarettes semble fortement liée à celle des prix. Lorsqu'ils n'augmentent pas ou peu, les ventes semblent rapidement repartir à la hausse. Ainsi, la stabilisation des prix entre 2004 et 2006 s'était traduite par une augmentation conséquente des ventes en 2006. La tendance au repli des ventes entre 2006 et 2008 a ensuite été concomitante à la reprise d'un mouvement de hausse des prix ainsi, il est vrai, qu'aux mesures d'interdiction de fumer dans les lieux collectifs entrées en vigueur le 2 février 2007 (dans les entreprises, administrations, établissements scolaires, établissements de santé), puis le 1er janvier 2008 (dans les «lieux de convivialité»: cafés, hôtels, restaurants, discothèques, casinos)

Puis la politique de quasi stabilité des prix entre 2008 et 2009 s'est accompagnée d'un retournement de tendance. Cette réaction apparaît cependant particulièrement rapide et forte en 2009.

Selon les industriels du tabac, plusieurs éléments expliqueraient l'augmentation des ventes de cigarettes dans l'Hexagone à partir de la diminution de celles effectuées dans les pays limitrophes. Il faudrait ainsi selon eux tenir compte de la stabilité des prix en France et de leur augmentation en Espagne et en Belgique: en juillet 2008, le prix moyen d'un paquet de 20 cigarettes était de 5,30€ en France, de 2,40€ en Espagne et de 4,16€ en Belgique. Un an plus tard, ce prix moyen était toujours de 5,30€ en France, mais de 3,45€ en Espagne et de 4,60 € en Belgique; soit des écarts diminuant en Espagne de 36% et en Belgique de 38% entre 2008 et 2009.

Les mêmes industriels invoquent aussi la crise économique (qui découragerait les déplacements transfrontaliers) ainsi que les opérations ciblées menées par les services des douanes.

Extrait:

L'augmentation des ventes serait ainsi la conséquence du report de ces achats vers le circuit de distribution français et non d'une hausse de la consommation. Cette explication, qui conforte la position des industriels du tabac en faveur d'une modération des augmentations de prix, demande à être vérifiée. Un effet de report des achats est vraisemblable mais une tendance simultanée à la hausse de la consommation ne peut être exclue. Des analyses sont en cours pour comparer l'évolution des ventes entre les départements frontaliers et les départements les plus éloignés des frontières.

Affaire à suivre, donc. Dans l'attente, on observe un effondrement général des ventes de traitement pour l'aide au sevrage tabagique.

Jean-Yves Nau

Photo: Cigarette /  SuperFantastic via Flickr License CC by

Prochain article: Le sevrage en chute

www.slate.fr | 5/29/10 5:42 AM
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, 3e chambre, 3e section, 16 avril 2010
Société Medicis Technologies Corporation c/ S.A.R.L. Tosca International - Marque communautaire – Marque internationale – Signe distinctif – Nom de domaine – Concurrence directe – Enregistrement – Acte fautif (oui) – Intention de nuire (oui) – Comportement frauduleux (oui) – Préjudice (oui) – Droit ou intérêt légitime – Mauvaise foi – Dépôt – Absence d'exploitation effective – Obstacle juridique – Intention de nuire (oui) – Faute (oui) – Préjudice (oui) – Reproduction d'une marque antérieure – Dépôt d'un signe identique à titre de marque – Contrefaçon (oui) - Jurisprudence / Propriété intellectuelle , Contrats, consommation et commerce , Propriété intellectuelle , Marques, enseignes et dénominations , Noms de domaines , Concurrence , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Décision de première instance , Tribunal de Grande Instance , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 5/27/10 11:59 AM
COUR D'APPEL de Paris, Pôle 5, Chambre 2, 2 avril 2010
Société Paris Saint Germain (S.A. Sportive professionnelle) c/ Société Internet Opportunity Entertainment Limited et Société Bwin International Limited - Club sportif – Marque – Signe distinctif – Sociétés de services de paris en ligne – Atteinte à la fonction d'indication d'origine de la marque (non) – Apparence d'un lien matériel dans la vie des affaires (non) – Atteinte à la fonction de communication et de publicité de la marque (non) – Promotion de l'activité de paris (non) – Contrefaçon (non) – Organisateur de compétitions sportives – Parasitisme (non) - Jurisprudence / Propriété intellectuelle , Contrats, consommation et commerce , Activités réglementées , Propriété intellectuelle , Marques, enseignes et dénominations , Jeux d'argent et paris en ligne , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Décision d'appel , Cour d'appel , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 5/27/10 11:39 AM
L'électroménager vert ? Mal étiqueté et trop cher
UFC-Que Choisir dénonce dans une enquête le système de classement énergétique des appareils, trop flou et trop souple. Quant aux machines les plus performantes, leur prix décourage le consommateur, estime l'association de consommateurs. Le système d'étiquetage européen des produits électroménagers est obsolète, illisible et n'incite pas aux économies d'énergie. C'est, en substance, le contenu de la torpille qu'envoie aujourd'hui l'association de consommateurs UFC-Que Choisir qui a enquêté sur la consommation (...) - Énergie / Europe , Marques, marketing , Energies www.terra-economica.info | 5/25/10 5:23 PM
Greenwashing : l'en-vert du décor
« Naturel », « éco-responsable », « propre »… Les étals des supermarchés font la part belle aux labels verts. Pas simple de s'y retrouver dans la jungle des labels. Benoît Raio de San Lazaro a enquêté sur l'origine de ces étiquettes écolo qui sont bien souvent des auto-labels. Or, quand les entreprises choisissent elles-mêmes leurs critères, la démarche tient plus du marketing que de l'initiative écologique. Et ce greenwashing concurrence les vrais produits verts. Ainsi, un fabricant de détergents et de (...) - Le marketing expliqué à ma mère / France , Monde , Commerce international, mondialisation , Marques, marketing , Consommation www.terra-economica.info | 5/17/10 4:58 PM
Les biens de consommation profitent des nouveaux marchés
Inde, Chine, Brésil... Les marques de Procter, Unilever et Colgate ont poussé la porte des pays émergents.
www.lesechos.fr | 4/29/10 1:02 PM
Tetra Pak s'emballe pour la brique verte
Le géant suédois de l'emballage alimentaire s'est associé avec le distributeur Carrefour pour créer une brique respectueuse de la forêt. Une initiative qui vise à verdir son image… et à reconquérir le marché, grignoté par la bouteille plastique. Guettez le symbole du Forest Stewardship Council (FSC) sur votre « lait de montagne » Carrefour. Vous serez peut-être les premiers consommateurs des nouvelles briques respectueuses des arbres signées Tetra Pak. Car leur carton – 75% de la brique contre 23% de (...) - L'objet / France , Marques, marketing , Consommation , Alimentation , Bois-forêts www.terra-economica.info | 4/22/10 5:11 PM
Vente de médicaments: d'abord en ligne, puis en supermarché?

La vente de médicaments sur le Net, c'est déjà possible dans des pays comme la Suisse, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Va-t-elle être autorisée en France? La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, serait en train d'étudier sérieusement cette éventualité, afin de se conformer à une jurisprudence européenne. Pour le moment, les premières esquisses du projet ne permettraient la vente de médicaments en ligne que par des pharmacies françaises et européennes. De plus, ne seraient visés que les produits non remboursables, vendus sans ordonnance.

Evidemment, les pharmaciens sont vent debout contre ce projet. D'après eux, il sera difficile de distinguer entre vraies et fausses pharmacies virtuelles. Le danger est de voir apparaître plein d'officines bidons qui pourront écouler tranquillement les contrefaçons d'antalgiques ou de stimulants sexuels, genre Viagra, qui se vendent déjà en masse sur le Web. Mais surtout, impossible pour les sites sérieux de repérer d'éventuels contre-indications ou des abus de consommation chez leurs clients internautes.

Les grandes surfaces sur les starting-blocks

Voilà pour le discours officiel des syndicats de pharmaciens. En réalité, leur vraie peur est ailleurs. Ce qui les angoisse: que cette libéralisation sur Internet prépare le terrain à l'arrivée des supermarchés. Si les sirops antitussifs, aspirines et autres médicaments courants sont en vente libre sur le Web en France, on voit mal pourquoi ils ne seraient pas disponibles aussi dans les grandes surfaces. Surtout dans celles qui emploient déjà des pharmaciens diplômés, comme Leclerc et ses espaces de parapharmacie. Roselyne Bachelot, docteur en pharmacie et titulaire d'une officine de 1984 à 1991, a beau jurer que la grande distribution ne vendra jamais de médicaments, personne ne la croit. La France est le seul pays d'Europe (avec l'Espagne) où le monopole des pharmacies sur les médicaments existe. Mais pour combien de temps?

Cela fait longtemps que les hypermarchés se battent pour accéder au marché de l'automédication. Ces derniers mois, ils semblent accentuer leur pression sentant peut-être qu'ils sont près du but. Les vagues de déremboursement effectuées par les pouvoirs publics depuis plusieurs années, trou de la sécu oblige, leur donnent des arguments. Selon Michel-Edouard Leclerc, le patron du groupe éponyme, c'est une dépense supplémentaire pour les consommateurs. Il l'affirme sur son blog:

Avec un impact d'autant plus fort sur le pouvoir d'achat qu'en l'absence de politique de régulation, les prix de ces produits, dans nombre de ces pharmacies, s'envolent et peuvent varier du simple au triple selon les officines dans une étude que nous avons publiée récemment.

Des résultats vivement contestés par un groupement de pharmaciens qui a attaqué Leclerc pour concurrence déloyale devant les tribunaux. Mais le 30 mars dernier, la cour d'Appel de Colmar a donné raison au distributeur qui peut continuer à communiquer sur l'étude (voir le site sesoigner-moinscher.com).

L'exemple italien

A en croire les pharmaciens, l'arrivée de la grande distribution sur le marché de l'automédication (1,9 milliard d'euros pour les médicaments non remboursables, selon le cabinet IMS Health) serait pour eux une vraie catastrophe. Dans certaines officines, ces produits peuvent représenter jusqu'à 15% du chiffre d'affaires. Or, il leur sera difficile de pratiquer les mêmes prix qu'un Carrefour. Surtout si les hypers se mettent à vendre des médicaments «génériques» sous leurs propres marques. Des boîtes de paracétamol signées Leclerc, 30% moins chères que chez eux: voilà le vrai cauchemar des pharmaciens.

Pourtant, ce qui se passe en Italie devrait plutôt les rassurer. Au pays de Berlusconi, les supermarchés peuvent vendre des médicaments depuis 2006. Mais, contre toute attente, leurs résultats sont pour le moment plutôt décevants. Malgré des prix en baisse de 10 à 40%, la grande distribution ne représenterait que 3% des ventes de médicaments sans ordonnance. En fait, seuls les grands hypermarchés en proposeraient. Difficile en effet pour les plus petits magasins de se payer un pharmacien.

Bruno Askenazi

Photo: A Vienne, dans la section anti-drogue du commissariat, en 2009. REUTERS/Leonhard Foeger

www.slate.fr | 4/19/10 11:34 AM
Clorox : vers la vente de STP et Armor All ?
Selon le Wall Street Journal, le concepteur américain de produits de consommation, Clorox, serait sur le point de vendre ses marques "automobile" STP... www.boursier.com | 4/9/10 11:31 AM
Le polythéisme des marques, nouvelle frontière du 21ème siècle ?
Les marques sont les nouveaux dieux antiques. La société de consommation globalisée va basculer dans le polythéisme. La "marque" est par excellence un concept flou, un signifiant passe-partout, un "mot-valise" comme on dit, quelque chose qui a autant de définitions différentes que de consommateurs. Une marque est comme le reflet imaginaire et idéalisé d'une entreprise ; une entreprise n'étant qu'une organisation sommaire de la production, souvent peu reluisante et (...) - Economie / Article d'opinion www.agoravox.fr | 4/6/10 8:57 AM
Lyon invente le label développement durable municipal
« Lyon, ville équitable et durable », ce nouveau macaron a été attribué en février à près de 90 entreprises ou associations de la métropole. Une belle opération de communication ? Oui, mais pas seulement : avec cette initiative, la municipalité donne aussi un coup de projecteur à des projets réellement responsables et innovants. Le petit plus de la boutique Bébé-terrien ? Elle « organise des balades de bébés portés pour inciter les jeunes mères à marcher davantage ». Non, ces mots ne sont pas issus d'une (...) - Conso / France , Marques, marketing , Consommation , Semaine du développement durable www.terra-economica.info | 3/31/10 5:36 PM
Il faut du «Made in USA» en Iran

Il y a un an, le président Obama adressait un message au peuple iranien  à l'occasion de Norouz, le nouvel an perse. Depuis, les options diplomatiques des Etats-Unis se sont considérablement réduites. Cette année, il n'y a qu'une seule façon pour l'Amérique de changer de cap: en vendant des voitures à l'Iran. Et, au fond, pourquoi s'arrêter là? Si Barack Obama a vraiment l'intention de nouer de nouvelles relations avec Téhéran, les Etats-Unis devraient s'ouvrir entièrement à l'Iran sur le plan commercial. Et dès maintenant.

Les services de renseignement américains n'ont pas trouvé la pièce maîtresse du puzzle iranien. Dans leur façon d'appréhender cet adversaire de longue date qu'est l'Iran, ils ont omis d'explorer les caractéristiques de ce pays et de ce peuple moyen-oriental. Les Américains n'ont jamais compris comment il fonctionne!

Friands des produits occidentaux

Derniers descendants des marchands perses, les Iraniens sont en tout cas connus pour être de grands acheteurs. Ceux qui connaissent bien l'Iran savent, même s'ils ont du mal à le reconnaître, que ce qui subjugue les Iraniens en tant que peuple est leur passion du commerce. L'urbanisation de l'Iran s'accompagne d'un consumérisme croissant. Depuis l'époque où ce pays représentait le principal comptoir commercial de la Route de la soie, l'échange de marchandises est l'un des principaux modes d'ouverture des Iraniens sur le monde. Et ils excellent en matière de commerce.

Ce peuple a un attachement aux marques comparable à n'importe quelle autre population du globe. Et puisqu'en Iran la plupart des loisirs propres aux sociétés laïques sont proscrits, faire du shopping, sortir manger et faire un tour en voiture sont devenus des passe-temps nationaux. Le long des avenues chics du nord de Téhéran, les produits européens, jeans Diesel, crèmes Nivea et autres chocolats Lindt sont légion. Dans les quartiers plus populaires de la capitale, des Marlboro et Winston de contrebande ainsi que des DVD pirates des séries Lost, Prison Break ou 24 heures chrono sont aussi faciles à trouver que des Corans. En dépit d'une inflation et d'un chômage en très forte hausse, les consommateurs iraniens continuent de dépenser. Même les jours de fête religieuse, où les magasins sont tenus de fermer, ils rouvrent une fois la nuit tombée pour répondre aux désirs de leurs clients.

N'est-ce pas ridicule, par conséquent, que les Etats-Unis aient maintenu une série d'embargos commerciaux et de sanctions contre l'Iran ces trente dernières années? Le seul effet de ces restrictions commerciales est d'empêcher la pénétration des produits d'origine américaine dans le marché d'une des plus grandes économies mondiales où, du reste, les liquidités sont très présentes.

Un grand marché pour l'automobile

Qui plus est, l'Iran est l'un des derniers pays où les produits américains sont encore très prisés. Pratiquement sans efforts marketing, l'Amérique pourrait dominer le marché des importations de la dix-septième puissance économique mondiale (par PIB à parité de pouvoir d'achat). Les 70 millions d'Iraniens sont sans doute les derniers étrangers pour qui l'étiquette «Made in USA» demeure un gage de qualité. C'est dans les années 1960 et 1970 que les marques américaines se sont imposées en Iran, au moment où les produits américains étaient encore les meilleurs du monde. En Iran, un rasoir se dit encore un Gillette, un mouchoir est resté un Kleenex et on désigne un pansement par la marque américaine Band-Aid.

Certes, les Iraniens ne pourraient pas à eux seuls sauver les trois géants américains de l'automobile (Chrysler, Ford et General Motors). Mais ils pourraient assurément injecter des sommes non négligeables dans le secteur automobile américain. Si les Etats-Unis se mettent à vendre des Chevrolet Blazers et des Ford Explorers à Téhéran, il suffira de deux jours pour épuiser les stocks -et ce, même avec un prix de vente conseillé bien supérieur à celui des concessionnaires américains. (L'Iran est l'un des seuls pays au monde où posséder un Navigator ou un Escalade peut être utile. Etant donné l'omniprésence des terrains accidentés et le prix de l'essence -subventionnée par l'Etat- à moins de 8 centimes d'euros le litre, j'opterais aussi pour un SUV américain. Le plein est moins cher qu'une entrée de cinéma!) Et sans parler des véhicules, rien que la demande de pièces détachées pour les milliers de voitures américaines datant d'avant la révolution automobile déjà en circulation en Iran représenteraient d'énormes sources de bénéfices.

Mais si cette idée n'a que du bon, pourquoi le gouvernement américain ne l'applique-t-il pas?

Le commerce existe

Eh bien, dans une certaine mesure, elle est déjà appliquée. C'est simplement que personne n'en parle. Et avant de condamner d'emblée le soutien des Etats-Unis aux régimes moralement corrompus, il serait peut-être utile de consulter les agriculteurs américains, qui se sont réjouis de leur nouvelle clientèle au Moyen-Orient. Rien qu'en 2008, l'Iran a acheté plus d'un million de tonnes de blé américain. (Ces dernières années, les Etats-Unis ont également exporté du blé vers Cuba.)

Les Iraniens sont si friands des produits américains que, même lorsque les Etats-Unis ont tenté de les retirer du marché iranien, ils ont trouvé le moyen de s'y accrocher. L'exemple le plus célèbre est celui de l'usine d'embouteillage de Coca-Cola à Mechhed. Après avoir subi des sanctions et perdu sa licence, cette usine a continué à produire du Coca «classique» qu'elle conditionnait dans des bouteilles de verre cylindriques recyclées.

Le siège de la Coca-Cola Company à Atlanta s'est efforcé en vain de faire fermer l'usine. Ces dernières années, le ministère américain des Finances a décidé d'assouplir les règles applicables à la vente de produits alimentaires à l'Iran. Il a autorisé Coca-Cola et son concurrent Pepsi-Cola à utiliser des filiales irlandaises pour vendre légalement leurs produits en Iran, l'un des pays au monde qui réunit le plus de consommateurs par habitant de boissons gazeuses. Les Iraniens semblent privilégier les boissons au goût cola américaines par rapport à la première marque locale Zam Zam, qui tire son nom des puits sacrés de La Mecque.

En fait, le problème est que trop d'acteurs économiques ont intérêt à ce que les Etats-Unis ne renouent pas leurs relations avec l'Iran. Les amis européens et asiatiques de l'Amérique veulent qu'elle soit le fer de lance d'une confrontation avec l'Iran à propos de son programme nucléaire, pendant qu'eux continuent de vendre leurs produits aux Iraniens friands de marques. L'Iran est un superbe marché «secret» qu'ils ne veulent pas voir envahi de produits américains. L'Allemagne, par exemple, est le premier partenaire commercial de l'Iran en Occident. En 2005, ses exportations en Iran ont atteint un pic s'élevant à 4,4 milliards d'euros.

Une solution gagnant-gagnant?

Les groupes d'opposition iraniens aux Etats-Unis comme en Iran s'opposeront à une reprise des relations de Washington avec Téhéran, car cela reviendrait à leurs yeux à légitimer un régime paria. Les Américains peuvent bien trouver les gouvernants iraniens actuels odieux, les relations commerciales de ces derniers avec toutes les grandes puissances du monde -à l'exception des Etats-Unis et d'Israël- les ont déjà rendues légitimes depuis longtemps. Par ailleurs, le développement des liens commerciaux entre ces deux pays pourrait permettre, à terme, à des hommes d'affaires pragmatiques de mettre les réactionnaires des deux pays sur la touche -ce qui est tout à fait souhaitable.

Washington n'est pas en position de s'accrocher à ses armes idéologiques en ce moment. Le gouvernement américain doit faire preuve d'esprit pratique. Et le reste du monde, l'Iran y compris, le sait. L'engouement des Iraniens pour tout ce qui est américain -et le fait que leur accès à ces produits soit limit - est peut-être l'occasion rêvée.

Comme le laisse entendre Obama de temps à autre, les Etats-Unis se réconcilieront avec l'Iran tôt ou tard. La question reste de savoir si ce sont les Etats-Unis qui se soumettront à ses conditions ou l'inverse. Ce projet d'échanges commerciaux serait certainement une solution gagnant-gagnant qui permettrait à la fois aux Etats-Unis et à l'Iran de sauver la face. Est-ce une si mauvaise idée?

De nos jours, ce sont les choses, pas les idées, qui relient les hommes. C'est une réalité que peu de théocrates, de socialistes ou même de démocrates oseraient admettre librement. Lorsque les relations internationales reposent sur la vente et l'achat de biens de consommation entre deux pays, les retombées sont généralement positives. Engager une nouvelle relation avec l'Iran, qui consisterait à ouvrir un nouveau marché pour les produits américains: la solution est peut-être aussi simple que cela. Une chose est sûre: les deux autres options -des sanctions plus sévères ou une action militaire- seraient contreproductives.

Jason Rezaian

Photo: En novembre 2008, un commerçant iranien brandit un iPhone débloqué, à Téhéran. REUTERS/Morteza Nikoubazl

www.slate.fr | 3/28/10 12:00 PM
A bas l'eau en bouteille !
The story of bottled water est un petit film animé en anglais de 8 minutes qui fustige l'industrie de l'eau en bouteille qui s'est imposée par des méthodes fallacieuses auprès des consommateurs. Annie Leonard, l'auteure, nous apprend de quelle manière les industriels ont « manufacturé la demande » en dénigrant l'eau du robinet, « impropre à la consommation » d'après les grandes marques. Les arguments mensongers sur le goût, ou encore sur le recyclage, sont décortiqués et démontés un par un. Le constat final (...) - Conso / Monde , Consommation www.terra-economica.info | 3/26/10 5:00 AM
COUR DE JUSTICE DE L'UNION EUROPÉENNE, grande chambre, 23 mars 2010
Google France SARL, Google Inc. c/ Louis Vuitton Malletier SA (C‑236/08), Google France SARL c/ Viaticum SA, Luteciel SARL (C‑237/08) et Google France SARL c/ Centre national de recherche en relations humaines (CNRRH) SARL, P. T. et B. R. - Site internet – Référencement – Mots-clés – Annonces publicitaires – Liens commerciaux – Liens hypertextes – Marque – Moteur de recherche – Responsabilité – Directive CEE n° 89/104 du Conseil rapprochant les législations des États membres sur les marques – Règlement CE n° 40/94 du Conseil sur la marque communautaire – Annonceurs – Prestataire d'un service de référencement – Usage de la marque – Directive sur le commerce électronique – Rôle actif – Application de la responsabilité des prestataires d'hébergement - Jurisprudence / Contrats, consommation et commerce , Contrats, consommation et commerce , Propriété intellectuelle , Marques, enseignes et dénominations , Noms de domaines , Intermédiaires techniques , Concurrence , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Décision communautaire , CJCE , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 3/23/10 1:39 PM
LOGORAMA : manifeste contre la société de consommation ?
LOGORAMA, initié, créé et conçu par le collectif H5 - composé de François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain -, fait l'événement. Ce court métrage d'animation français a obtenu l'Oscar du meilleur court métrage d'animation. Un signe de fair play de la part de l'Académie de Hollywood puisque LOGORAMA montre une Los Angeles transformée en ville-sandwich envahie par les marques publicitaires.
Ce film de 16 minutes décrit une course-poursuite dans les rues de la ville californienne, (...) - Cinéma cdurable.info | 3/18/10 4:36 PM
Hermès, Hugo Boss, Versace et Zara pas assez bons pour le marché chinois
Les autorités chinoises ont contrôlé et saisi 48 lots de vêtements importés pour non respect des normes de consommation en vigueur.
La Chine reproche aux étiquettes des vêtements et accessoires de Hermès, Hugo Boss, Versace, Roberto Cavalli et Zara de ne pas mentionner assez les instructions d'entretien sur les étiquettes.
La déclaration officielle des autorités chinoises est assez sévère: "Les vêtements de marques internationales aveuglément adorés par les consommateurs chinois, et bénéficiant d'un traitement superprivilégié dans le pays se sont montrés inadaptés à la Chine "
Tout ceci est bien sûr à prendre en compte dans le contexte global de guerre économique et d'envie occidentale de dresser des barrières à l'entrée pour les produits chinois. www.newsluxe.com | 3/18/10 3:29 PM
Lady Gaga = Lady Warhol

Quatorze millions. C'est le nombre de fois qu'a été vu en moins de trois jours «Telephone», le nouveau clip de Lady Gaga. Un record. Près de trois fois plus sur la même période que «Bad Romance», premier extrait de l'album «The Fame Monster» et visionné plus de 148 millions de fois depuis novembre 2009. Décryptage d'un phénomène qui devrait faire oublier rapidement le score de Susan Boyle.

Impossible d'imputer le succès de «Telephone» à son scénario. «Sequel» de la vidéo «Paparazzi» où Lady Gaga y empoisonnait son boyfriend, l'intrigue de ce nouveau court-métrage débute donc en taule. Relâchée cinq épiques minutes plus tard, la Gaga remet le couvert («Once you kill a cow, you gotta make a burger») en aidant Beyoncé à se débarrasser elle aussi de son petit ami (tout le monde suit?). Bref, «Telephone» n'est rien moins qu'un prétexte à un road movie coloré jonché de cadavres et de jeunes femmes furieusement sexy qui font passer la fashion week parisienne pour un catalogue «La Redoute». Une vidéo sacrément mortelle donc. Mais pas que...

Drôle, suffisamment provocant pour être interdit de télé, même dans sa version courte, «Telephone» est surtout un véritable concentré de pop culture dont chaque plan, chaque idée résonne chez les spectateurs. On pense évidemment à Thelma et Louise, dont le plan final est intégralement reproduit, à Tarentino ensuite, qui a gracieusement prêté le «Pussy Wagon» de Kill Bill aux deux serial empoisonneuses. Mais aussi à Russ Meyer, à toute la sexploitation et ses nymphomanes vengeresses. Sans oublier Cage Heats, le film très seventies de Jonathan Demme et sa prison pour femmes dont certaines scènes font écho aux premières minutes du clip.

Plus subtile, la recette du poison concoctée par Lady Gaga est un mélange de trois substances toxiques aperçues respectivement dans Dune, Star Wars et dans le jeu vidéo «Command & Conquer». Sans oublier une des matonnes qui n'est autre que Jayne Trcka, la bodybuildée Miss Mann de Scary Movie. On notera également le clin d'œil appuyé au roi de la pop Michael Jackson (via un pas de danse), au créateur de mode Alexander McQueen (décédé le 11 février 2010, date d'entrée dans la prison de Gaga), au diner de NCIS, à l'émission «Queer Eye for a Straight Guy» (le flash télé est présenté par Jai Rodriguez, un des experts) et au célèbre manga One Piece (en japonais dans le texte ワンピース).

Mais bizarrement, ce ne sont pas ces références pop pour la plupart évidentes que l'on remarque le plus. Car les 9 minutes 32 du clip sont également un énorme prétexte au placement de produits les plus divers. Si le procédé est largement répandu aux Etats-Unis, il est ici outrageusement employé. LG et Virgin Mobile (le sponsor de sa tournée), Polaroid (dont Lady Gaga est la nouvelle directrice artistique), l'ordinateur portable HP Envy, le site de rencontre leader aux Etats-Unis PlentyOfFish, les écouteurs Heartbeats (cosignés Gaga et Dr Dre et déjà aperçus dans Bad Romance), Coca-Cola, Kraft, Chanel, etc. Telephone nous fait penser à une coupure publicitaire durant le Super Bowl. Pour noyer le pois(s)on, le clip est également saupoudré de fausses marques, Double-Breasted Drive-Thru, Cook'N'Kill ou Poison TV. Une façon de nous rappeler que la publicité est une composante à part entière de la pop culture.

Car finalement, la vidéo est le plus bel hommage de la star la plus excentrique que la pop ait connue à Andy Warhol, pionnier du... pop art. Au-delà des clins d'œil aux comics largement utilisés par Warhol ou à ses dénonciations des modes de consommation (la nourriture est la troisième héroïne de la vidéo, «Let's make a sandwich»), Lady Gaga et le réalisateur suédois Jonas Åkerlund ne font qu'appliquer les préceptes qui ont fait la renommée mondiale du père du pop art. «L'art, c'est déjà de la publicité. La Joconde aurait pu servir de support à une marque de chocolat, à Coca-Cola ou à tout autre chose», disait-il. Et si, à 23 ans, Lady Gaga était la nouvelle Joconde?

Nelson Abigael

Photo: Image du clip «Telephone» de Lady Gaga. DR

www.slate.fr | 3/15/10 6:55 PM
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, 3e chambre, 4e section, 11 février 2010
S.A. Louis Vuitton Malletier c/ Société eBay International AG et Société eBay Inc. - Marque renommée – Dénomination sociale – Enseigne – Nom de domaine – Plate-forme d'intermédiation – Signes identiques ou similaires – Liens commerciaux – Annonces publicitaires – Mots clés – Réservation automatique – Logiciel – Affiliés – Absence de relations contractuelles directes – Contrôle a priori (non) – Imputabilité – Fait personnel – Risque de confusion (non) – Exploitation injustifiée (oui) – Contrefaçon de marques (oui) – Agissement parasitaire (oui) – Concurrence déloyale (oui) – Publicité trompeuse (non) - Jurisprudence / Propriété intellectuelle , Contrats, consommation et commerce , Propriété intellectuelle , Marques, enseignes et dénominations , Noms de domaines , Publicité , Concurrence , Fermeture au bout de 15 jours , Décision française , Décision de première instance , Tribunal de Grande Instance , Inclusion dans la lettre d'information , 2010 www.foruminternet.org | 3/12/10 9:50 AM
Incollables en pub !
Les bambins ne sont pas épargnés par la société de consommation. Ils seraient même capables d'identifier les marques, dès 3 ans. www.infobebes.com | 3/5/10 12:10 AM